Je suis un traducteur homme-machine qui aime voyager. J'écrit ici ce qu'il me passe par la tête. J'ai gardé le même nom de domaine parce que merde.

Un bus à Izmir

En entrant dans le bus, je réalise qu'il n'y a pas de manière de payer en argent comptant. Seulement un lecteur de carte à puce. Je suis donc allé me chercher une telle carte pour prendre le prochain. Légèrement irrité par cette étrange occurence, je m'assis dans cette bus accordéon après un moment d'attente.

Du coin de l'oeil je repère cet écran dans le devant du véhicule. L'affichage indique en temps réel l'emplacement de l'autobus et le trajet qui sera emprunté. J'ai une certaine idée d'où je suis supposé me rendre, puisque j'ai tendance à étudier la carte de ma prochaine destination, obsession qui me sert plutôt bien, habituellement. C'est évidemment plus agréable avec l'aide de cet écran. À côté de cet affichage, je retrouve un sempiternel portrait de Mustafa Kemal Atatürk. Expression confiante, impassible. On lui voue pratiquement un culte dans ce pays.

Je suis à Izmir. Troisième ville de la Turquie. J'y suis arrivé cette après-midi. En bus, car il n'y a pas de train entre Kuşadasi et Izmir. L'engin est récent, climatisation, prise d'électricité et petit écran offrant films et autres divertissements (comme dans un avion - quoique tout en turque). Au début du trajet on nous offre une petite portion de crème glacée ainsi qu'un verre d'eau. Climatisation ou pas il fait quand même 30 degrés à l'extérieur. C'est donc tout aussi surprenant qu'appréciable. Ensuite, on nous sert un breuvage de notre choix accompagné d'un snack. Je salut le talent du serveur, qui doit s'occuper de remplir ces coupes d'eau bouillante dans un bus qui zigzag entre les montagnes.

Et c'est sans parler du prix dérisoire, Turquie oblige.

TL;DR fuck you orléans express